Peinture : Jean-Paul Privet

 

 

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Installé à Couëron , dans la région nantaise, Jean Paul Privet est un artiste autodidacte. Depuis l’âge de 20 ans, il expose. Il présente régulièrement son travail à Paris, en Pays de Loire, un peu partout en France et en Allemagne… Il peint au sol, sur différents matériaux : toile, bois, papiers, et utilise des techniques variées : crayon, huile, acrylique, pastel. Les peintres qu’il affectionne particulièrement : Odilon Redon, Caspar David Friedrich, Leonor Fini, Michel Henricot, Zao-Wu Ki, Chu Teh Chun, Kim En-Joong, Fabienne Verdier… Comment êtes-vous venu à la peinture ? Enfant, animé par une passion pour la biologie je dessinais des feuilles, des insectes… J'ai débuté des études de médecine, puis j’ai fait un parcours de thérapie personnelle et de formations, ce qui m’a conduit à exercer en qualité de psychothérapeute. Parallèlement, j’ai continué à peindre régulièrement et à faire des expositions. Nous ressentons et retrouvons un silence dense, une élévation dans nombre de vos toiles. Il y a souvent un reflet qui n’en est d’ailleurs pas tout à fait un… Vous nous en dites davantage ? Il n’y a pas de volonté de représentation, ça vient, « ça me vient »… Les images m’apparaissent, ce monde s’exprime au travers de moi, on pourrait dire comme au travers d’un canal, ça vient spontanément. J’ai un rapport très particulier à la musique pendant que je peins. Je réécoute en boucle une partie d’un morceau qui peut être très varié : classique, contemporain… souvent des musiques répétitives, « rotatives ». Comme une entrée en transe. Pour arriver à cet état de réceptivité, la musique m’est utile. Il arrive que ça se fasse tout seul, mais parfois cet état ne vient pas. Vous évoquez qu’il y a dans certaines toiles comme un reflet, mais je dirais, à posteriori, qu’il s’agit davantage d’une interaction entre le haut et le bas, entre le terrestre et le céleste. Les deux plans interagissent. Dans le tableau « un heureux évènement », on voit ainsi cette pluie d’or ensemencé l’obscurité de la terre. J’ai également beaucoup travaillé sur des séries : les saisons, les douze mois de l’année… l’idée de la succession, de transformation… Des couleurs denses, fortes, et quelquefois des couleurs pastel…une lumière puissante sans être aveuglante… tout cela représente-t-il vos états intérieurs ? Oui, il y a des couleurs fortes et également de l’ombre. Je ne suis pas quelqu’un « de tout repos ». J’insiste sur le fait qu’il n’y a pas une volonté de représenter telle ou telle chose. « Ça se fait », ça s’impose à moi. Dans cet « état d’éveil paradoxal », je commence toujours par le fond où je jette les couleurs de manière aléatoire, puis de ce fond indifférencié, des formes adviennent, se structurent, se construisent, un chemin commence à se dessiner. Dans ce processus, l’étape du fond indifférencié peut durer un certain temps, avec l’impression désagréable, voire angoissante ou désespérante, de ne pas avancer. Je ferais un parallèle dans la thérapie pour un patient qui ressent de l’angoisse quand tout est encore flou, mélangé, incertain, et que le sens de tout ça ne s’est pas encore précisé. Pour moi, dans le processus créatif, c’est la même chose. C’est accepter de rester un certain temps dans ce magma informel, avec toute l’angoisse et l’incertitude que cela suppose. C’est rester dans la confiance que quelque chose va advenir, que des formes chargées de sens vont se préciser, non par le travail de l’intelligence « raisonnante », mais par un phénomène analogue à celui du rêve…images au-delà de notre conscient, vastes zones ocres, mauves ou violettes poudrées d’or, tunnels inquiétants où l’on croise des présences murmurantes, fleurs qui s’effeuillent lentement dans l’apesanteur d’un au-delà du monde… J’aime cette phrase de Gauguin : « ce que je désire c’est un coin de moi-même encore inconnu ».

Propos recueillis par Sophie Cohen, rédactrice en chef de la revue Hypnose et thérapies brèves

Site web: www.jeanpaulprivet.com
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Vit et travaille dans la région nantaise.
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